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Garbage's Box
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france
8 août 2016

03/06/2016 Radiant-Bellevue, Lyon, France

Strange Little Birds Tour


3 juin 2016
Radiant-Bellevue
Caluire-et-Cuire, Lyon

France


Affiche

2016-06-03-france-lyon_affiche-1 
2016-06-03-france-lyon_affiche-2aa  


Groupe

Shirley Manson (voix)
Steeve Marker (guitare et clavier)
Duke Erikson (guitare et clavier)
Matt Walker (batterie)
Eric Avery (guitare basse)


- Première partie: Heat Parade -


 Setlist

1. Sometimes
2. Empty
    3. Stupid Girl
   4. Special
5. Blood For Poppies
6. Bleed Like Me
7. My Lovers Box
8. Sex Is Not The Enemy
9. A Stroke Of Luck
10. Control
11.
#1 Crush

12. I Think I'm Paranoid
13. Battle In Me
14. The Trick Is To Keep Breathing
15. Why Do You Love Me

16. Blackout
17. Push It
18. Vow
19. Only Happy When It Rains

Rappel / Encore
20.
Automatic Systematic Habit
21. Even Though Our Love Is Doomed
22. Cherry Lips


> 03 juin 2016 - Message de garbage sur leur compte Twitter

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Concert

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- Heat Parade
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 - live:  Sex is not the Enemy -


Review

Garbage - Radiant Bellevue - 3/06/2016
Article publié le 13/06/2016 - en ligne sur LaGrosseRadio.com
Nous étions nombreux, mais pas plus que ça, ce vendredi 3 juin au Radiant-Bellevue à Caluire et Cuire, une des 3 scènes françaises (Montereau la 4ème prévue ayant été forfait suite à la montée des eaux) accueillant Garbage lors de sa mini tournée française préparatoire de l’immense et long tour all over the world prévu pour la sortie mondiale du nouvel opus, Strange little birds, le 10 juin (et déjà chroniqué sur La Grosse radio of course, voir lien sous cet article)
(...) Mais pour l’instant c’est encore le duo devenu quatuor pour la scène : Heat parade qui officie. C’est la première partie de 2 tiers des dates françaises de Garbage. Shirley Manson en parlera pendant le concert en racontant qu’elle avait rencontré Bénédicte, la chanteuse, ex Mélatonine, alors âgée de 16 ans au Chili arborant un tee-shirt à son effigie et copiant allègrement les attributs stylistiques cosmétiques et capillaires de sa star préférée. Forcément ça crée des liens. C’est ainsi qu’après Mélatonine qui ouvrait déjà à l’époque pour Garbage, le nouveau projet de Bénédicte n’a pas été oublié. Tant mieux pour eux mais sans grand intérêt pour nous, sympa mais un peu trop « popeux-électro » pour moi et surtout une voix pas très loin de celle de Jen des Superbus qui passe très moyennement du côté de mes esgourdes. Bref, exit les Heat Parade. On attend la suite.
La scène est prête, grande et bien vide. La batterie est cernée de plexi glace. Seul en bord de scène un micro léopard trône. Chaud mais pas teigneux, le public s’impatiente poliment mais clairement au bout de 30 bonnes minutes.
  Enfin c’est le noir sur le plateau pour le sombre « Sometimes » du nouvel album strange little birds qui n’était pas encore sorti le soir du concert. Le public ne le connait donc pas encore et se tait.
Shirley Manson chante, éclairée en stroboscope, de dos, par deux spot qui aveuglent le public et les zooms et empêchent de croiser son regard et les traits de son visage. Elle chante et on n’a que le choix de regarder par intermittence le contour de sa tête qu’on devine blonde pour le moment, de son corps autour duquel on voit voleter quelques plumes noires ou ses jambes gainées de bas fantaisie à trous qui descendent jusqu’aux bottines de boxer lacées mi mollet. Très NIN ce premier morceau ! Machines sourdes, beat lourd et cardiaque, cordes, piano et voix : «Sometimes I feel I’m not here»…  ça dure un peu plus de 2 minutes, comme ça, noir et aveuglant pendant que le reste du groupe s’installe en catimini et ça assoie une ambiance bien comme il faut en moins de deux.
Sans transition flash rose girly sur la scène c’est « Empty », le premier single sorti en avant-première de l’album qui énergise son monde. Sur scène, Garbage avec un Eric Avery à la basse qui est aussi crédité sur l’album et un Matt Walker (Smashing Pumpkins, Morrissey, qui avait déjà travaillé avec le groupe par le passé) derrière les fûts pour remplacer le malheureux Butch Vig victime d’une sinusite aigüe et une interdiction des médecins de prendre l’avion pour quelques semaines (il sera de nouveau sur scène cet été pour la tournée U.S).
Bref, « Empty », le public connait déjà et commence à remuer aimablement accompagnant notre Shirley qui tourne comme une lionne en cage sur la grande scène plutôt empty pour le coup, car les 2 meneurs de jeux aux guitares, Duke Erikson (qui ne se départira pas de son chapeau de tout le concert) et Steve Marker (crane toujours aussi lisse qu’il y a 20 ans) restent et resteront le plus souvent plutôt statiques dans leur coin du ring.
Mais ne gâchons pas notre plaisir, le groupe enchaine avec l’incontournable « Stupid girl » repris par les afficionados qui s’époumonent avec bonheur et bougent en rythme leur corps sur le parterre ou seulement leur têtes sur les gradins…
C’est « special » qui suit.
Le problème de ce genre de morceau qu’on connait bien, plutôt ciselé, avec des chœurs et des voix qui passent du grave aux aigus c’est qu’il faut un son de très bonne qualité et une maitrise parfaite des arrangements ou de machines pour remplir l'espace sonore… ou le rendre juste explosif, bon pour la scène, sans fioriture, à l’arrache, rock ou punk quoi !  Enfin, avoir un vrai parti pris scénique pour en faire autre chose… Ce n’est pas ce que j’ai entendu malheureusement.
Pour ce morceau et même plusieurs autres dans la soirée, je me retrouve à chercher pourquoi ça ne me prend ni au tripes, ni aux neurones...
La voix de Shirley galère un peu dans les graves ok, mais il y a autre chose… Le reste des musiciens est super statique, presque emprunté parfois (Eric Avery le basiste d’adoption, très bon et qui mouline fort justement, ne dépassera cependant pas le tiers arrière de la scène). Shirley Manson doit à elle seule faire le boulot de remplissage et d’animation de ce grand espace scénique vide. Le son de la salle, déjà plutôt brouillon, baveux dans les graves et bouilli dans les aigus, sans patate, n’aide bien sûr pas.
On enchaine avec « blood for poppies » puis c’est « bleed like me » que Shirley d’une manière très surprenante stoppe au bout de quelques secondes en lançant un regard courroucé au pauvre Duke Erikson qui venait de planter bien comme il faut la tonalité de sa partie.
Naturelle et comme en répète, Shirley gueule un coup, dit que c’est un de ses morceaux préféré et qu’elle ne veut pas le bacler.
- "On recommence" lance t-elle.
Ils recommencent effectivement, mais le morceau ne décolle pas pour autant.
Pourtant, petit à petit, aidés par un public conquis et tellement heureux de les retrouver, Garbage arrive à reprendre des couleurs, comme le rose des cheveux de Shirley sous son carré blond maintenant relevé ! Il faut bien sur faire fi des conditions sonores et rajouter les chœurs féminins et petits arrangements machines dans sa tête pour que l’ennui s’éloigne complètement parfois.
Le concert devient plutôt plaisant d’autant que Shirley Manson s’arrête quelques minutes, plusieurs fois dans la soirée pour raconter des moments de vie, des anecdotes, faire des dédicaces émouvantes, parler de leur dernier album, du bonheur de travailler, créer et jouer encore tous ensemble alors que rien ne le prédisait, nous assurer enfin de son soutien pendant cette période très compliquée et difficile pour la France (sic).
Sympa Shirley ! Comme à la maison, elle tchatche, fait des blagues, rit, se moque d’elle-même, répond aux interjections du public et tourne sur la scène non stop... Rendant dingue les ceusses avec des vélléités de cadrage (suivez mon regard).
Sinon elle chante, se roule à terre ou rend visite au batteur, planqué derrière ses plexis protecteurs.
«Il faut prendre soin des vieux musiciens» dirait Pete Townshend qui a lui-même payé un lourd tribut aux guitares et batteries trop fortes ou aux moulinets de bras.
Du côté de Garbage, ça suit son cours. Les morceaux s’enchainent bien, les fans sont ravis. Il est déjà temps de se dire au revoir sur un «  happens when it rains » bien senti !
Le groupe revient évidemment pour le rappel et redonne trois morceaux dont une très jolie version du 2ème single de l’album nouveau « Even though our love is doomed ». La lumière sera rallumée sur les moins jeunes et les plus vieux fans à la fin de "Cherry lips" qui résonnera encore un peu après que le groupe ait quitté la scène…. sous nos applaudissements bien sûr.
A entendre les commentaires joyeux voir exaltés du public à la sortie, la médiocre qualité du son n’a pas entaché la joie de retrouver les Garbage, même sans Butch Vig. Beaucoup de commentaires sur la dernière fois que certains avaient vu le groupe…
-"Tu te souviens, j’avais 20 balais"…
-"Ah ouais, moi j'étais au service militaire..."
Tu m’étonnes...
Les voyages forment la jeunesse, Garbage nous l’a rendue… un moment.

>> A lire aussi:

Garbage [3/06/2016] 9/10
article publié sur Pavillon666

Garbage @ Radiant Bellevue (3/06/2016)
article publié le 07/06/2016 sur RockUrLife


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copyright text by GinieLand. 

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7 août 2016

01/12/1995 Salle Omnisports, Transmusicales de Rennes, France

Garbage Album Tour


01 décembre 1995
Salle Omnisports
Festival: Transmusicales de Rennes

France


Groupe

Shirley Manson (chant, guitare)
Steeve Marker (guitare et clavier)
Duke Erikson (guitare et clavier)
Butch Vig (batterie)
Daniel Shulman (guitare basse)


Affiche

1995-12-01-france-rennes-affiche-cd_compil-1 


Setlist

1. Subhuman
2. Fix Me Now
    3. Trip My Wire
   4. Only Happy When It Rains
5. Stupid Girl
6. As Heaven Is Wide
7. Queer
8. Not My Idea
9. Vow


Il s'agit du premier concert de Garbage en France. 
This is the first Garbage's gig in France.


Concert

1995-12-01-france-rennes-by_eric_perez-2-1 1995-12-01-france-rennes-by_Philippe_Remond-2-2 1995-12-01-france-rennes-by_Philippe_Remond-2-1 
1995-12-01-france-rennes-by_Philippe_Remond-1-1 1995-12-01-france-rennes-by_eric_perez-1-1 1995-12-01-france-rennes-by_bruno_chiron-1-1 

- captures de l'émission Rock Express -
1996-01-07-M6-rock_express-cap-03 1996-01-07-M6-rock_express-cap-10 1996-01-07-M6-rock_express-cap-14 
1996-01-07-M6-rock_express-cap-19 1996-01-07-M6-rock_express-cap-23
1996-01-07-M6-rock_express-cap-28 


Backstage

captures de l'émission Rock Express
1996-01-07-M6-rock_express-cap-09
1996-01-07-M6-rock_express-cap-25 1996-01-07-M6-rock_express-cap-31


Review

Garbage - Texte programme
en ligne sur Mémoires de Trans
D'entrée, clarifions l'affaire : Garbage n'est pas le groupe de Butch Vig, mais un groupe dont il fait partie. Nuance. D'autant plus que la genèse de ce projet remonte à 84, lorsque Butch et Steve Marker montent leur propre studio. Ils rencontrent Duke Erikson peu après. Après quelques projets communs - les groupes Spooner et Firetown - Vig devient le producteur à succès (Smashing Pumpkins, Nirvana) que l’on sait, sans couper les ponts avec ses vieux acolytes. De nouveau réunis aujourd'hui, ils ont enrôlé l'exquise Shirley Manson, lèvres pulpeuses et voix aguicheuse. Leur premier album est une pure merveille : mélodies pop sur strates de guitares trafiquées, perversité technologique et robustesse rythmique. Une formule obsédante qui promet à Garbage - et au rock - un avenir radieux.

Les Trans n'entrent pas dans la dance.
Le 04 décembre 1995 - en ligne sur Libération
Les Trans n'entrent pas dans la dance. A Rennes, ce qu'on retiendra de l'option rap-rave des XVII e Transmusicales.
Rennes, envoyé spécial
Ils sont là pour se faire remarquer: ils jouent n'importe où. Ils ont donné un concert à l'Ubu dans l'après-midi, ils essayent maintenant le bar VIP de la salle omnisports, devant quelques mines un peu longues et une lumière un peu jaune, ils tournent les talons. On les retrouve donc à l'extérieur vers minuit, pas loin d'une porte où traînent quelques curieux, contre un mur de béton, dans un coin noir semé de papiers. La bruine est fine, ils sont à l'abri, ils sont deux et, côté bazar, se débrouillent comme pas deux.
(...)  Même impression un peu plus tôt dans la soirée avec Garbage, le groupe de Butch Vig, l'ancien producteur de Nirvana. Emmené par Shirley Manson, une jeune Ecossaise bien sûre d'elle, toute en noir derrière son boa rose, le groupe file droit sans prendre de risque superflu. La rythmique tourne à plein, la mise en place reproduit au plus juste les effets du disque, les riffs de guitare façon Stooges font leur petit effet sur le public rennais. Rien de franchement renversant, mais Butch Vig a des idées en pagaille, la Shirley en question a du coffre et de l'abattage, un peu de Chrissie Hynde dans les jambes et une voix qui peut porter loin. Un coup à la Cranberries n'est pas à exclure. Cette soirée fut réussie: programmation bien calée, salle comble malgré la grève qui a causé bien des soucis aux organisateurs.


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12 juin 2016

GARBAGE – Interview – Paris, mardi 12 avril 2016

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 GARBAGE – Interview – Paris, mardi 12 avril 2016
6 Juin 2016
Online on Stars are underground

Après plus de 20 ans de carrière, Garbage est l’un de ces rares groupes toujours capable de faire cohabiter intégrité et succès planétaire. A quelques jours de la sortie de ‘Strange Little Birds’, leur sixième album studio, nous avons eu le plaisir de nous entretenir avec Shirley Manson qui est longuement revenue sur leur parcours et la genèse de ce nouveau disque. Une artiste authentique guidée par la passion qui n’a certainement pas la langue dans sa poche.

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 « Strange Little Birds » est le deuxième album que vous sortez sous votre propre label Stunvolume. Que tires-tu de cette expérience, en es-tu satisfaite, penses-tu que vous avez pris la bonne décision ?

Shirley Manson : Oui, je pense que c’était vraiment la bonne décision, mais c’est traumatisant parce que tu sais, nous ne sommes pas des gens qui font du business naturellement. Nous n’excellons pas dans cette tâche lorsqu’il s’agit de distribuer notre musique. Il y a en permanence beaucoup de critiques de fans qui nous disent que nous échouons en tant que soi-disant maison de disques. Mais nous apprécions la liberté que cela nous a donné. Beaucoup du stress qui émanait du fait de se retrouver pour ainsi dire dans le même lit qu’une Major du disque a disparu. Oui, nous avons d’autres responsabilités et soucis maintenant, mais d’une manière générale nous ne regrettons pas du tout nos choix. Nous sommes conscients que notre business s’en retrouve diminué parce que nous ne pouvons pas rivaliser avec la distribution des Majors, c’est impossible, mais c’est notre décision.

Quand vous avez joué à Paris en novembre dernier j’ai remarqué que tu parlais beaucoup au public…

Shirley Manson : Je parle toujours beaucoup !

Je me souviens que tu avais évoqué votre comeback il y a quatre ans, qu’il avait été difficile de convaincre les gens de l’industrie musicale de simplement décrocher le téléphone pour vous soutenir avec ce retour. Est-ce que ce fut plus facile cette fois-ci ?

Shirley Manson : Oui ce fut plus facile, et c’est une chose pour laquelle nous nous sentons très reconnaissants. C’est un privilège de pouvoir aller dans n’importe quelle ville et que des gens veuillent te rencontrer pour parler de ton travail. Et c’est quelque chose que nous n’avons jamais considéré comme acquis, c’est assez stupéfiant en fait ! Là je me réveille à Paris et je peux parler de mon travail, c’est obscène à quel point j’ai de la chance ! Quand je pense à mon pauvre père qui a dû travailler de l’âge de 22 ans jusqu’à la retraite… Donc c’est vraiment époustouflant.

Il y a une dizaine d’années tu avais pris du recul par rapport à l’industrie musicale. Penses-tu qu’il y a eu des changements à ce niveau-là qui t’ont donné envie de revenir ?

Shirley Manson : Absolument pas ! Moi j’ai changé. J’ai grandi, des ailes m’ont littéralement poussées, et au groupe aussi. Nous avons finalement été capables de voir ce qu’était vraiment la maison de disques à laquelle nous étions signés, c’est-à-dire de l’avidité et de l’insanité commerciale. Quand les gens deviennent aussi cupides, quand ils te disent que tu n’as vendu qu’un million de disques, il y a un moment où tu prends du recul et tu te rends compte que tu as affaire à de la folie pure. Tu sais, au moment où tu fais un pas en arrière et ce que tu regardes prend forme et devient net, c’était ça, je me suis dit « ces gens sont fous et nous ne voulons pas vivre comme ça » ! Et devoir rendre des comptes à des gens dont les valeurs ne sont pas les nôtres, ça n’avait aucun sens. Ça nous a dégoûtés et nous ne voulions rien avoir affaire avec eux à la fin parce que nous ne voyons pas le monde ainsi et ce n’est pas notre manière de procéder en tant que personnes. Nous ne voulions faire faire partie d’une école de pensée qui ne veut rien faire d’autre que d’exploiter les gens. Je ne veux pas de ça dans ma vie, c’est malsain. Nous avons donc rejeté tout cela, puis nous avons mûri et nous nous sommes aperçus que nous pouvions revenir dans la musique selon nos propres conditions. Et oui bien sûr il faut survivre économiquement mais pas forcément à la charge des gens. De combien d’argent ces gens ont-ils donc besoin ? Je ne comprends pas.

starsareunder-garbage2 Et comment as-tu vécu cette période, 7 années en retrait je crois?

Shirley Manson : C’était dur à l’époque, particulièrement les deux premières années parce que je n’avais pas compris ce qui s’était passé, je n’avais pas de perspective, ma boussole était totalement désorientée. Je ne savais plus ce qui était bien ou mal, en haut ou en bas, j’avais juste le sentiment que nous avions échoué. Quoiqu’il se soit passé nous avions échoué d’une certaine façon. Quand ta maison de disques te dit qu’un million de disques vendus ce n’est pas assez tu commences à te demander « est-ce que je suis folle ? Parce que je pense que ça fais beaucoup de disques. Mais peut-être suis-je folle en effet ». Et ça m’a donc pris deux ans avant de retrouver mes marques et d’avoir une image plus claire de ce qui s’était passé. Rétrospectivement je me suis rendue compte que ça n’avait rien de personnel et que les ventes de tous les groupes étaient en chute libre. Et l’industrie a mis du temps avant de comprendre ce qui se passait, donc ils ont tenu de nombreux groupes pour responsables, des groupes qu’ils tueraient pour avoir maintenant. Ils ont laissé tomber de nombreux artistes parce qu’ils voyaient les ventes sombrer, en se disant « ils sont finis, inutiles, ils n’ont plus aucune valeur » et ils se sont débarrassés d’eux, sans se rendre compte qu’ils allaient soudainement se retrouver tous seuls. Et maintenant ils essaient désespérément de développer des artistes dans un climat où il est presque impossible de construire une carrière, à moins d’atteindre la partie la plus mainstream et commerciale de la Pop.

Venons-en au nouvel album maintenant ! Tu as dit qu’il fait écho à votre premier disque, de quelle manière ?

Shirley Manson : Ironiquement nous avons commencé à faire des disques parce que nous aimions tout ce qu’il y avait de triste, de solitaire et d’isolement dans la musique. Puis bien sûr nous avons eu beaucoup de succès et nous avons essayé des choses différentes. Nous avons commencé à être plus fascinés par la musique électronique et la technologie, parce que nous étions littéralement au début de la révolution technologique. Puis nous avons étudié des idées de production plus Hip Hop qui étaient de plus en plus populaires, avant de faire un album plus dirigé par les guitares. Tu t’embarques en voyage avec un groupe et nous avons été ensemble assez longtemps pour avoir fait le tour complet, donc nous voulons revenir vers une musique aux accents très sombres. Ça reflète l’époque dans laquelle nous vivons et pour nous refléter ce chaos dans lequel nous vivons nous voulions être le plus authentiques possible.

Et penses-tu que le fait d’avoir rejoué le premier album en concert dans son intégralité l’an dernier a eu une influence sur vos nouvelles compositions ?

Shirley Manson : Probablement pas parce que nous avions fini d’écrire le nouvel album avant de partir en tournée pour fêter l’anniversaire du premier. Mais je suis sûre que d’une manière ou d’une autre c’était présent dans notre inconscient, peut-être un peu donc, sans nous en rendre compte à l’époque.

Quel a été le point de départ de cet album, une chanson ?

Shirley Manson : La première chanson que tu peux entendre sur le disque (‘Sometimes’, ndlr) fut le point de départ. Ça s’est passé dès le premier jour, pendant une session d’enregistrement. Steve Marker (le guitariste, ndlr) est arrivé et il nous a dit « j’ai un titre instrumental sur lequel j’ai travaillé, j’ai envie de vous le jouer ». Nous nous sommes assis pour l’écouter et nous sommes restés sans voix, parce qu’on pouvait ressentir la tension dans la musique et c’était excitant. Et quand il a terminé nous avons tous dit « il faut que ce soit le début ! ».

Cette chanson a montré la voie au reste de l’album ?

Shirley Manson : oui, ça a mis en place le modèle pour le reste du disque. Quand Steve nous a joué ce morceau il nous a tous fait ressentir quelque chose et c’est très puissant. Si tu peux faire ça avec un morceau de musique c’est vraiment dingue. Chaque membre du groupe est un peu entré en compétition avec Steve parce qu’il savait qu’il avait fait quelque chose de spécial et nous voulions faire aussi bien. Je crois que nous avons tous travaillé très dur pour susciter l’excitation des uns et des autres dans le studio, et je crois bien que c’était la première fois en ce qui nous concerne. En général le groupe a beaucoup confiance en lui et est donc capable de faire quelque chose de bon si on lui donne assez de temps en studio, mais là il fallait capturer cet instant, et c’est une performance, une réalisation qui ne peut pas être fabriquée par ordinateur, il faut que ce soit ton histoire, humaine et authentique, qu’elle vienne de l’intérieur.

J’ai lu que l’album contient apparemment des références à des lettres de fans que tu as reçues ?

Shirley Manson : Le titre de l’une des chansons a été inspiré par une lettre de fan, envoyée par une jeune fille russe de 19 ans qui me l’a donnée après un concert à Novgorod. Elle avait écrit cette lettre incroyablement belle qui ressemblait plutôt à un essai sur ses peines de cœur qui étaient associées aux lieux d’intérêt que nous avons pu voir à Novgorod alors que nous arrivions et traversions la ville en voiture. Le titre ‘Night Drice Loneliness’ a été inspiré par cette lettre, je savais que je voulais l’utiliser pour un titre de chanson parce que c’était vraiment beau, cette idée de traverser une ville et de voir tous ces endroits où tu as été heureux dans le passé.

Tu reçois beaucoup de marques d’amour de la part de tes fans, je me souviens qu’à votre dernier concert parisien quelqu’un t’a donné un cadre fait maison avec une photo de toi et ton chien.

Shirley Manson : Oui, c’est une incroyable expérience de pouvoir donner au monde ta parole, ta musique, tes textes, et de créer un lien avec les gens grâce à ça. Sans mentir, quand ce genre de choses arrive, quand tu vois que quelqu’un est touché par ce que tu fais, tu es toi-même touché. Ça marche dans les deux sens. C’est un lien étrange, profond et puissant, que nous avons tissé ensemble. Je sais que nous parvenons à faire sentir nos fans moins seuls, ou moins bizarres. Ils peuvent se dire « oh tiens ! Il y a d’autres personnes qui se sentent comme moi ». Alors quand les fans interviennent, et nous nous sentons nous aussi compris et moins étranges. Nous ne sommes pas seuls tu vois ! Il y a un gars à Paris qui s’appelle David (moi ! ndlr) qui a un lien avec nous !

Tu essaies d’ailleurs de garder une certaine proximité avec tes fans, par exemple sur les réseaux sociaux où tu t’exprimes sur de nombreux sujets. Tu échanges avec eux, tu les invites à participer.

Shriley Manson : Oui, parce que je trouve ça intéressant. Je ne veux pas non plus faire croire aux gens que d’une manière ou d’une autre nous allons devenir amis, je dois faire attention. Mais il y a des fois où j’entends ce que les gens ont tweeté, partagé sur Facebook ou Instagram… et je vois qu’ils ne vont pas bien. Ils souffrent et veulent être entendus. Et je me dis parfois « qu’est-ce que ça me coûte de prendre une seconde de ma journée pour leur dire que je les ai entendus ? ». Je ne le fais pas pour tout le monde et il faut que je fasse le tri, sinon je passerais toute la journée sur les réseaux sociaux, mais de temps en temps je remarque que je peux aider quelqu’un à se sentir mieux, même si c’est juste pour une minute. Et je me dis c’est un privilège de permettre à quelqu’un de se sentir bien, juste avec un tweet, même si ce n’est qu’un instant.

Pour revenir à l’album, après les premières écoutes je tendrais à dire qu’il possède un côté plutôt sombre sur plusieurs chansons, mais aussi romantique sur d’autres, qu’en penses-tu ?

Shirley Manson : Oui, je pense vraiment qu’il est romantique. Je trouve que c’est un disque vraiment honnête qui parle de ce que cela signifie d’être une personne qui essaie de donner du sens au monde chaotique dans lequel nous vivons. Je pense que tout ce qui s’est passé pendant les 20 dernières années n’est clair pour personne. Il y a eu très peu de vraies réflexions, philosophiques particulièrement, et nous nous retrouvons étourdis, hésitants, ne sachant pas trop où aller et quoi faire. Et je pense que ce disque c’est un peu ça, donner du sens à cette folie et traiter de toutes les réponses contradictoires que tu peux avoir lorsqu’il s’agit de donner un sens à la vie. Sur les paroles de l’album j’ai voulu mettre l’accent là-dessus, et dire aux gens « soyez vulnérables, n’ayez pas peur de l’échec ». Sur les réseaux sociaux tout le monde a l’air d’être parfait et je pense que c’est une façon de voir les choses très dangereuse, ce n’est pas la vraie vie. Quand je me connecte je suis impressionnée à quel point la vie de chacun semble excitante ! Je me demande s’il y a quelque chose qui ne va pas avec moi. Tout le monde frime, se vante et fanfaronne, c‘est agaçant et ennuyeux. Je trouve ça plus intéressant si les gens me disent ce qu’ils pensent et de quoi ils ont peur.

D’un point de vue sonore, ce nouvel album a deux facettes, avec la moitié des chansons qui sonnent comme du Garbage ‘classique’ et le reste beaucoup plus tourné vers l’électronique. C’est important pour vous de faire cohabiter ces deux aspects ?

Shirley Manson : Nous avons toujours voulu être nous-mêmes, je pense que c’est ça l’approche que nous avons toujours eue. Mais nous voulons aussi aller de l’avant. Sans aucun doute, nous voulions que la musique sonne aussi légèrement chaotique et désorganisée d’une certaine manière, en essayant d’être surprenants. Je crois que cet album est certainement différent, pas dans son ensemble car tu peux facilement dire que c’est bien nous et le son de Garbage, mais je pense que nous nous sommes élargis un peu pour atteindre quelque chose de différent.

La pochette aussi c’est du Garbage ‘classique’ avec la première lettre de votre nom, sauf qu’elle est enveloppée dans une fourrure léopard, quel est l’idée derrière cela, un accent sur votre côté sauvage ?

Shirley Manson : La principale raison c’est que j’aime l’animal qui vit en moi, et le reste du groupe aussi. Nous ressentons cette tendance animale que nous essayons chacun de la cacher derrière un parfum, nos vêtements, nos manières, notre étiquette… Nous sommes des animaux et c’est très important de s’en souvenir. Nos instincts animaliers ne sont pas aussi sophistiqués que nous aimerions le penser, quand j’observe la plupart des êtres humains, je vois leurs instincts les plus simples se manifester. C’est à la fois beau et un peu effrayant.

Est-ce pourquoi vous avez appelé l’album ‘Strange Little Birds’, les membres de Garbage pourraient donc être ces drôles d’oiseaux ?

Shirley Manson : Je pense que c’est ainsi que les hommes se regardent, en trouvant les autres étranges en observant leurs principes, leurs origines, leur sexe… On se regarde tous en se disant « Oh ! Toi tu as l’air bizarre, je ne te comprends pas ! ». Même les gens dont nous nous sentons proches nous surprennent souvent. On se rend compte qu’on ne les connaît pas complètement, ni personne d’ailleurs, nous sommes tous ‘une terre étrangère’ les uns envers les autres. Nous essayons donc de nous adresser à cette trace qui est en chacun de nous, ce sens de l’aliénation, et c’est pourquoi ce titre semble si bien convenir.

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L’an dernier vous avez joué en concert pour votre premier album pour fêter ses 20 ans. Comment était-ce de jouer non seulement tout le disque mais aussi toutes les chansons, faces B, etc. de cette période (1994-1996) ?

Shirley Manson : C’était plutôt joyeux ! C’était une belle expérience avec laquelle nous avons pris beaucoup de plaisir. Nous avons vraiment été touchés par la réponse du public. Je me souviens de la soirée au Zénith à Paris, je suis montée dans notre car juste après le concert et je me suis dit « La vache ! On se croirait à nouveau en 1995 ! ». La foule était tellement excitée ! Franchement c’était extraordinaire.

Et c’était important pour vous de marquer cet anniversaire, êtes-vous nostalgiques de cette époque ?

Shirley Manson : Nous ne sommes pas particulièrement nostalgiques. Pour l’être il faudrait que ça nous donne envie de remonter dans le temps et ce n’est pas le cas. Mais la vie est très courte et il y a très peu de moments comme celui-là où tu peux célébrer quelque chose collectivement avec les gens, car nous atteignons ces dates anniversaires tous ensemble. Nous considérons que ces anniversaires méritent d’être reconnus et fêtés pour ce qu’ils sont, rien de plus, rien de moins. Nous avons fait ça ensemble, c’était génial, 20 ans ! Peut-être ne vivrons-nous pas assez longtemps pour le fêter à nouveau dans 20 ans, donc rendons hommage à ce travail et au public qui nous a pratiquement tout donné dans la vie, qui a pris soin de nous. Ils nous ont entendus, et ça c’est vraiment incroyable.

Et vous imaginiez que vous seriez toujours là 20 ans plus tard? Il y a eu des périodes difficiles…

Shirley Manson (ironique) : Oh oui !!!… Mais non bien sûr je n’en avais aucune idée ! Tout le monde traverse des passages difficiles dans sa vie et il y en aura toujours mais ils prennent fin à un moment ou à un autre. Les êtres humains sont remarquablement résistants et nous trouvons toujours le moyen d’aller de l’avant. Soudainement tu regardes en arrière et tu vois tout le chemin parcouru.

Quand vous avez commencé, les chaînes de télévision telles que MTV vous ont aidé à exploser au niveau mondial. Aujourd’hui ce modèle a complètement changé. Quels conseils donnerais-tu à un jeune groupe pour atteindre un large public aujourd’hui ?

Shirley Manson : Si je connaissais la réponse à cette question je serais milliardaire ! Je n’en ai absolument aucune idée. J’ai plutôt le sentiment que nous nous enfonçons tous dans des sables mouvants car nous absorbons un tel montant d’informations de toutes parts qu’il devient absolument impossible de les digérer. J’ai toujours été très active pour suivre et découvrir de nouveaux groupes mais je n’arrive plus à garder le rythme, je n’ai pas le temps, ça devient impossible même si j’en ai toujours envie. Donc c’est très difficile… Je pense que mon conseil serait le suivant : « Ayez votre propre voix », parce qu’il ne s’agit plus juste de faire de la bonne musique, il y a des millions de groupes vraiment très bons. De temps en temps je vais sur ITunes et si je clique sur des disques pour les écouter ils sont en général tous très bons, c‘est bien écrit, ça joue bien, ça chante bien… Mais il n’y a pas de personnalité derrière avec quelque chose à dire qui se détache et qui vous happe. Il faut avoir de l’urgence dans sa voix, ressentir le besoin de s’exprimer sur des choses importantes. C’est presque comme si nous étions revenus dans les années 70 avec le Punk, nous avons besoin d’une voix politique qui porte, parce qu’il y a déjà tellement de bonne musique qu’il nous faut quelque chose de vraiment brillant et exaltant qui repousse toutes ces valeurs horribles avec lesquelles la musique mainstream nous étrangle. Je ne sais pas en ce qui te concerne, mais parfois je remarque ça et ça me laisse sans voix de voir un tel désintérêt pour l’intellectualisme, pour la sophistication, à vraiment réfléchir sur quelque chose et prendre le temps d’en débattre, parce que ce n’est pas populaire, pas attrayant pour les masses.

C’est vrai qu’on a le sentiment que d’un point de vue intellectuel, le monde tourne à l’envers…

Shirley Manson : Nous sommes en pleine régression et franchement j’en ai marre, j’ai envie de me rebeller contre ça, et si ça veut dire que je doive paraître prétentieuse ou trop sérieuse eh bien qu’il en soit ainsi! J’ai besoin d’un peu de sérieux parce que le monde entier est aujourd’hui face à ça et quelqu’un ferait bien de trouver la solution à cette merde où nous allons finir comme la Rome antique. Tout ça finira dans le feu. Et ce sera terminé. Nous avons besoin d’idées, d’être suffisamment matures pour débattre de problèmes très complexes. Il faut nous y appliquer au lieu de les esquiver sous prétexte que c’est inconfortable et que ça va en fâcher certains. Personne ne prend de risques, les politiques veulent caresser les gens dans le sens du poil et rien n’aboutit. Tu sais j’habite aux États-Unis et le niveau des échanges est aussi élaboré que quand j’allais à l’école maternelle. Et je me dis « ces gens sont des hommes politiques ? Donald Trump est un politicien ?»… Je suis totalement horrifiée, il parlait de la taille de son pénis pendant un débat politique. C’est sûr, il y a plein de gens qui trouvent ça hilarant, mais je considère que la politique c’est quelque chose de sérieux et le futur du peuple est entre les mains de ces gens-là, qui sont aujourd’hui en position d’être élus au pouvoir. Le destin de ces jeunes mères sans foyer qui vivent dans des cartons à Los Angeles, comme celle juste à côté de chez moi avec deux bébés… Son futur repose entre les mains de Donald Trump, p***, il ferait mieux de grandir un peu… Grrrr ! Ça me rend dingue !

Merci Shirley, je crois que nous allons devoir terminer sur cette note positive !

Shirley Manson : Haha ! Merci David ! (et oui, à ce moment on a bien rigolé! ndlr)

Propos recueillis à Paris le mardi 12 avril 2016.
Un grand merci à Shirley Manson, Garbage, Mathieu Pinaud et Antoine Lang pour avoir rendue cette interview possible, ainsi qu’à toute l’équipe de Pias France.

11 juin 2016

25/05/2016 C à Vous "Empty"

Strange Little Birds Promo


 25 mai 2016 - 20h00 - direct
Télévision C à Vous - France 5
Paris, France

Live "Empty"


Groupe

Shirley Manson (voix)
Steeve Marker (guitare et clavier)
Duke Erikson (guitare et clavier)
Matt Walker (batterie)
Eric Avery (guitare basse)


Captures & Video
- répétition / rehearsal -

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Captures & Video

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copyright text by GinieLand.

7 juin 2016

22/04/2016 OÜI FM

Strange Little Birds Promo


 22 avril 2016
Radio Oüi FM - France

Interview Shirley Manson

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OUIFM_logo   UK BEATS #146 Spécial Garbage
Article publié le 23 avril 2016
> écoutez l'émission sur ouifm

Cette semaine, Marjorie Hache a interviewé la chanteuse (écossaise) Shirley Manson à l’occasion de la sortie du nouvel album du quatuor Garbage ! Une rencontre qui datait de novembre 2015...

Lors de son interview, Shirley Manson est revenue sur plusieurs points cruciaux de la carrière de Garbage, qui fête son grand retour avec Strange Little Birds, un tout nouvel album.

– À propos du milieu de la musique aujourd’hui par rapport à il y a 20 ans :
« Il est maintenant difficile pour les groupes de percer d’une façon aussi énorme qu’à l’époque. Il y a pleins de raisons derrière cela mais c’est principalement économique, le cadre actuel fait que c’est difficile pour les groupes d’émerger et c’est dommage parce que les groupes sont importants. »

– Sur les femmes dans la musique dans les années 90 :
« Dans les années 90 il y avait tellement de groupe alternatifs [dans les charts]. Depuis… Ça n’a jamais été pareil. (…) J’ai l’impression que les choses étaient bien plus progressistes dans les années 90. Il y avait tant de voix et de styles divers et variées, de Missy Elliott à Courtney Love. (…) Aujourd’hui je pense que c’est difficile si on ne correspond pas à un modèle de beauté conventionnel ou si on ne joue pas le jeu de l’artiste pop. (…) On a bien sûr toujours tout un tas d’artistes féminins bourrés de talents, mais très peu passent sur les radios mainstream. »

– Sur leur prochain album :
« Il va sonner comme nous. Il ne va pas y avoir de changement radical. On s’est rendus compte qu’on était uniques. On ne sonne comme personne d’autre, alors pourquoi changer alors que d’autres lutte pour sonner « unique » ? »

Publicité
5 juin 2016

24/05/2016 La Cartonnerie, Reims, France

Strange Little Birds Tour


 24 mai 2016
La Cartonnerie

Reims
France


Groupe

Shirley Manson (voix)
Steeve Marker (guitare et clavier)
Duke Erikson (guitare et clavier)
Matt Walker (batterie)
Eric Avery (guitare basse)


- Première partie: The Pearl Harts -


Setlist

1. Sometimes
2. Empty
    3. Stupid Girl
   4. Special
5. Blood For Poppies
6. Bleed Like Me
7. My Lovers Box
8. Even Through Our Love Is Doomed
9. Control
10. #1 Crush
11. I Think I'm Paranoid
12. Battle In Me
13. Only Happy When It Rains
14. Why Do You Love Me
15. The Trick Is To Keep Breathing
16. Blackout
17. Push It
18. Vow
19. Automatic Systematic Habit

Rappel / Encore
20.
A Stroke Of Luck
21. Sex Is Not The Enemy
22. Cherry Lips

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Affiche

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> 24 mai 2016 - Sur instagram, Garbage écrit: " Reims, France. Soyez gentils avec nous ce soir. Vous êtes officiellement le premier public de notre tournée mondiale de Strange Little Birds."
2016, May, 24th - On instragram, Garbage writes: "Reims, France. Be gentle with us tonight. You are officially the first stop on our world tour in support of Strange Little Birds."

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Concert

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- Photos Personnelles ©GinieLand -
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- Début du concert:  Sometimes / Empty -


Reviews

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 Garbage à la cartonnerie de Reims
Article publié le 31 mai 2016 - par Cindy Latique
en ligne sur lesmusicovores
C’est par Reims qu’ils entamaient leur tournée. Le 24 mai dernier, Garbage signait son premier concert (d’une longue liste) à La Cartonnerie qui a encore frappé fort en cette fin de saison culturelle, en recevant THE groupe des années 90.
  Les micros de la Cartonnerie ont, à coup sûr, fait des jaloux mardi soir dernier puisque ce sont exclusivement des voix féminines qu’ils ont portées à travers le tout bâtiment vert. Et les quelles (voix) ! Les premières à pousser les décibels ont été les deux anglaises de The Pearl Harts. Kristy et Sara, toutes deux aux cheveux châtains longs et raides, l’une à la guitare, l’autre à la batterie, n’ont pas ménagé les oreilles du public, venu en nombre. Une demi-heure aura suffi aux deux jeunes femmes  (qui ont déjà tout des grands !) pour immerger l’assistance rémoise dans leur style, à la fois incisif et dingue ! Une première partie à l’image de la tête d’affiche que The Pearl Harts accompagne sur cinq autres dates. 
  Le fond de scène rouge tigré patiente, annonçant de lui-même le groupe « Garbage », inscrit en toutes lettres. 21h30, les musiciens font leur entrée aux côtés de leur chanteuse, Shirley Manson. L’ancienne rouquine devenue blonde n’a pas perdu de sa fraicheur. Le show commence crescendo avec Sometimes et Empty, deux de leurs nouveaux titres, avant de mettre le paquet sur le Stupid Girl qui avait marqué les esprits en 1996. Dans un français impeccable, la belle laisse échapper un « Bonjour Reims, bienvenue tout le monde !».
C’est par un « merci » qu’elle finit Special et « Thank you so much » après Blood for Poppies. Au micro, la blonde platine aux bottines de rockeuse remonte sa robe noire un peu plus haut sur ses cuisses pour mieux se pencher vers son public, mais toujours avec style et sans vulgarité aucune. Avant Bleed like me, « A song about all of us » dira-t-elle, celle-ci ne manque pas de dire sa gratitude envers le public français quant à la réception du groupe sur l’Hexagone à ses débuts.
  Shirley Manson accompagne ses musiciens à la guitare sur My lover’s box. Tiré de leur sixième album Strange Little Birds à paraître en juin prochain, Even Thougt our love is doomed se termine par un « merci beaucoup à vous ! », largement applaudit. Mais Garbage honore aussi amplement ses cinq albums déjà parus. Après Control, ils jouent leur titre #1 Crush ayant servi à la bande originale états-unienne du film « Roméo + Juliette ». Le micro orienté vers eux, les spectateurs chantent sur I think I’m paranoid. « Thank you so much ! »
  Pour le début de leur tournée, Garbage, qui fête ses vingt ans d’existence, s’est lancé dans un long show made in America et les moyens qui vont avec. Le groupe calme un peu les ardeurs avec Battle in me et Only happy when it rains mais remet un coup d’accélérateur sur Why do you love me et The trick is to keep breathing. Le titre inédit Blackout nous mène un peu plus vers la sortie. Enfin, Automatic systematic habit ne fera qu’accroitre les réclamations et acclamations du public rémois après Push it et Vow, reçus à grands renforts de frappements de mains et sifflements enthousiastes.
  Le groupe rock électronique remercie la Cité des Sacres une nouvelle fois pour clôturer le spectacle grandiose au travers de A strock of luck, Sex is not the enemy et Cherry lips.

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 La cartonnerie: Garbage + The Pearl Harts
Article en ligne sur lamagicbox
C’est encore un joli coup réalisé par La Cartonnerie qui nous faisait le plaisir de recevoir Garbage. Plutôt rare ces dernières années, le groupe est revenu depuis peu avec un single annonçant un nouvel album pour le 10 juin 2016. Quelques nouveaux morceaux nous ont donc été présentés, et la première partie était brillamment assurée par The Pearl Harts.
Le temps de changer le plateau et Garbage va prendre possession de la scène. La batterie restera longtemps couverte d’un drap noir et ne sera dévoilée qu’au dernier moment. Les lumières s’éteignent. Dans un décor représentant des léopards, les musiciens débarquent et Shirley va faire son apparition dans la foulée. Dans la pénombre, le show sera lancé tout en douceur avec « Sometimes ». Les jeux de lumières, les guitares et la batterie seront véritablement lancés avec « Empty », le nouveau single. Le public claquera des mains au lancement de « Stupid Girl » et une ovation suivra. Shirley s’essaiera à quelques mots en français et communiquera régulièrement avec la salle. Bonsoir Reims ! Bienvenue tout le monde ! Le moins que l’on puisse dire est qu’elle occupe bien la scène en navigant de part et d’autre du plateau. « Special » et « Blood For Poppies » seront ensuite proposés. Le public appréciera et le fera savoir par ses applaudissements nourris. Thank you so much ! Garbage remerciera la France et exprimera sa reconnaissance pour l’accueil qui aura été fait dès les débuts du groupe. « Bleed Like Me » sera annoncé et c’est tout simplement sublime ! Une qualité de son remarquable ! Shirley se dotera d’une guitare pour « My Lovers Box » et « Doomed » sera ensuite lancé au synthé.
« Control » sera proposé dans la foulée, puis « #1Crush ». Merci beaucoup ! « Paranoid » poursuivra le show et la salle chantera. Les bras sont levés. Le public est ravi et applaudit vivement avant d’avoir « Battle In Me ». Dans une ambiance lumineuse bleutée, nous aurons droit à « Only Happy When It Rains » lancé tout en douceur avant les premiers coups de batterie, suivis des guitares. Le percutant « Why Do You Love Me » suivra avec Shirley qui se roule au sol. « Trick Is To Keep Breathing » est annoncé, and the last song from the new record : « Blackout ». Les claquements de mains accompagneront « Push It » et le public sera aux anges avec « Vow ». Superbe ! « Automatic Systematic Habit » sera enchaîné sur le même rythme. Merci beaucoup ! Bonsoir ! Au revoir ! Ce sera déjà l’heure du rappel avec des acclamations et un public chaud bouillant ! Le retour se fera avec « A Stroke Of Luck », extrait du premier album, et « Sex Is Not The Enemy » nous amènera tout doucement à la fin du show. Merci beaucoup ! Le dernier titre de la soirée sera « Cherry Lips ». Merci Reims ! A bientôt ! Nous aurons eu droit à un show extraordinaire et débordant d’énergie !!! Un grand moment comme on en espère beaucoup d’autres ! Un concert à la hauteur de l’événement. En tout cas, bravo et merci à La Cartonnerie pour ce grand moment !

 Garbage / The Pearl Harts @ la Cartonnerie de Reims
Article publié le 27 mai 2016 - par Moise
en ligne sur DarkRoom
Aïe, encore un groupe mythique à la Cartonnerie cette année… Garbage a enflammé la Carto ! The Pearl Harts qui ouvrait a aussi bien soufflé sur les braises !!!
Ouh la la, en fait nous ne sommes plus si jeunes que ça, car les premiers tubes de Garbage qui résonnent encore dans notre mémoire datent de … 1995 ! Mais les plumes roses du premier album éponyme volent encore pour cette première date de la nouvelle tournée européenne de ce groupe mythique du Wisconsin, même si ce sont des léopards albinos qui ornent le gigantesque back drop !
La fosse accueille comme il se doit le groupe et à l’arrivée de Shirley Manson les fans se font entendre chaudement ! Et, l’émotion est bien présente ce soir, Garbage est en forme pour nous présenter son tout dernier album : « Strange Little Birds », c’est d’ailleurs la première date de la tournée et Shirley paraît bien émue de retrouver son public !
Les titres s’enchaînent et le set prend peu à peu de la force avec le soutien du public ! Le nouvel album est bien présent dans le set mais Garbage n’oublie pas les indémodables dont par exemple « Stupid Girl ». Malgré les années, Garbage en live reste une belle expérience pour qui aime le style ! Alors nous vous laissons juges pour leur dernier album mais une chose est sûre : la Cartonnerie était en joie après ce beau concert et Garbage n’a pas été avare de rappels ! Alors oui, encore merci à la Cartonnerie pour cette belle affiche !

 Garbage @ la Cartonnerie - Reims
Article en ligne sur Arteos
Pu*** 22 ans que ce groupe tourne. Il n'a pas pris une ride, enfin si un peu , enfin Shirley n'a plus 20 ans , mais ...elle est toujours aussi ...jolie :-)
bref ce joyeux préambule posé, j'attendais de voir ce groupe sur scène puisque pour moi c’était une première. J'avoue que je ne connais pas la discographie de Garbage par cœur, mais je connais au moins les principaux.
Des le debut du concert on embraye avec des anciens morceaux, et des la 3 eme "Stupid Girl" comme si elle voulait dire, vous l'attendiez, le voila, maintenant on va passez aux nouveaux morceaux.
A bientôt 50 printemps, Shirley pète encore la forme. Toute mimi dans son collant rose et sa mini jupe... qu'elle devait trouver trop longue puisqu'elle n’arrêtait pas de la remonter... ouais je vous vois venir les mecs... j'ai dis un collant... pas des bas...
Toujours est il qu'elle n'a pas arrêté, elle saute et court dans tous les sens, quelle pêche !! on ne peut pas dire qu'elle n'occupe pas la scène.
A noter, une très belle version de "Why do you love me" très rock voire limite punk .
allez, après ça, on peut aller au dodo , avec de beaux souvenirs audio et visuels dans la tête.


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